Barcelone : Prendre de la hauteur…

juillet 3, 2016 by Gregory Herpe

Barcelone…

C’est toujours un bonheur intense que de se retrouver dans la capitale catalane.

Barcelone, si riche et multiple, insaisissable, surprenante. Avec mon ami, le peintre Philippe Wodianyk, nous avions décidé de prendre un peu de hauteur.

Bien loin des Ramblas, vulgaires et touristiques; un attrape-couillons où l’on défile comme imbéciles devant des restaurants immondes, des vendeurs à la sauvette et des hommes-statues ringards…

Bien loin des Ramblas, donc, des quartiers gothique & du Raval, de l’avenue Diagonale et ses boutiques luxueuses, il y a un autre Barcelone, en hauteur, qui donne à la ville son souffle et une respiration bienvenue.

La colline de Montjuic (du latin Mons Jovis, mont des juifs), dominant le vieux port, est une oasis de verdures et de culture.

Nous sommes émerveillés devant le jardin botanique, le château, le Musée National d’Art de Catalogne et ses fontaines magiques et puis, nous entrons dans le mythique Stade Olympique Lluís Companys qui accueillit les Jeux Olympiques d’été en 1992. Construit en 1929 pour l’exposition universelle, il fut agrandit en 1989 par l’architecte japonais Arata Isozaki.

Que d’exploits y furent réalisés: Carl Lewis remporte sa 8ème médaille d’or olympique, titré sur la longueur, tandis que Linford Christie devient à 32 ans, le plus vieux champion sur 100m, et puis, ce symbole inoubliable donné par l’Éthiopienne Derartu Tulu, première femme d’Afrique noire championne olympique et par la Sud-africaine blanche Elana Meyer, sa dauphine sur le 10.000m…Tulu dépasse Meyer à seulement un tour de l’arrivée puis, elle attend sa rivale avant de tomber dans ses bras. Elles effectuent ensuite leur tour d’honneur drapées dans les drapeaux emmêlés de leurs deux pays. Le symbole est grand et fort qu’une femme noire soit unie à une femme blanche sud-africaine alors que l’Afrique du Sud retrouve à peine les Jeux olympiques après son bannissement en raison de l’apartheid.

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avec le peintre Philippe Wodianyk, dans le stade olympique

 

De la hauteur, encore, en allant déjeuner sur le toit terrasse des arènes, de style style mudéjar et néo byzantin.

Ville majoritairement anti-corrida, Barcelone a rénové et transformé ses arènes en un centre commercial dernier cri, muni d’un toit aménagé offrant un panorama à 360° sur la capitale. Là, plusieurs restaurants proposent une cuisine locale, japonaise, méditerranéenne…Vue imprenable et grande bouffée d’air frais…

 

Philippe (qui exposera le 8 décembre à la Maison de la Région de Perpignan puis à Paris, début 2017, à la galerie de la Voute, dans le XIIième arrondissement. Je vous conseille de découvrir son magnifique travail sur http://www.wodianyk.com ) et moi visitons ensuite le Tibidabo qui, du haut de ses 512m, est le pic le plus haut de Barcelone, sur la Serra de Collserola (Le nom de Tibidabo provient de la Vulgate, traduction latine de la Bible. On la trouve dans le contexte où le diable s’adresse à Jésus.)

Au sommet, la surprise est grande de découvrir un lieu suranné et hors du temps, dans lequel se côtoient la Basilique du Sacré Cœur (Sagrat Cor) et l’un des plus vieux parcs d’attractions du monde, ouvert en 1901. Au centre d’une zone forestière forte de 10 millions d’arbres, le parc offre une vue étourdissante sur la ville et la méditerranée.

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Le Christ, bras tendu, rappelle le Corcovado de Rio de Janeiro, et domine la basilique et la grande roue.

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Le spectacle est atypique, presque anachronique. Pour couronner le tout, nous sommes entourés de népalais en tenue de fêtes; sans doute 2 ou 300. En effet, c’est aujourd’hui le Népal Memorial Day, et de nombreuses activités spécifiques ont été organisées afin de sensibiliser les barcelonais aux besoins des népalais après le séisme de 2015…

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Je ne saurais trop vous conseiller de sortir des sentiers battus et de quitter le centre de Barcelone afin de découvrir ce lieu magique, si dépaysant!

Et puis, avec un peu de courage, vous serez récompensés en grimpant sur la grande roue et en regardant ce panorama presque irréel sur une ville qui fourmille de beauté…

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