Archives

Archives de la catégorie for ‘Cinema’

Je suis particulièrement honoré d’avoir été interviewé pour l’excellent magazine londonien « LSD Magazine »!

Un long entretien avec le journaliste Pete Fallan qui, je l’espère, vous intéressera.

Pete m’a questionné sur mon travail photographique, Gérard Depardieu, Banksy et Orson Welles, Bowie et Iggy Pop, Izia Higelin et Peter Greenaway, Omar Sharif, Tarantino et Mick Jagger,  le street art, mes voyages et mes projets, et beaucoup d’autres choses encore.

 

Merci à Wayne Anthony, fondateur du magazine, et à Pete Fallan, pour leur gentillesse…

Cliquez sur la photo:

capture

 

 

 

Omar Sharif est mort

J’ai rencontré Omar Sharif sur le tournage du film « J’ai oublié de te dire », pour lequel je faisais des photos et interprétais un petit rôle.
Il s’est éteints aujourd’hui, foudroyé par une crise cardiaque…

Rencontre avec Ariana Kah

Ariana Kah fait partie de ces actrices trop rares.

Celle qui fut la muse de Jean-Pierre Mocky avec qui elle tourna 5 films, est une ancienne des cours Florent, comme moi!

Nous nous sommes rencontrés au jardin du Palais Royal, cherchant un peu d’ombre sous les tilleuls; jardin commandé par le Cardinal de Richelieu.

Il est parfois des évidences entre les êtres, et la profondeur d’un regard ne trompe pas.

Alors oui, nous travaillerons ensemble, et il est flatteur pour moi de me dire que je ferais partie d’une fameuse liste!

Fellini, Godard, Bruno Nuytten, Vincent Cassel jalonnent sa vie…

Aujourd’hui, Ariana vient de terminer un trailer du film qu’elle réalisera prochainement: “Et continuer de t’aimer”…

Je vous invite à découvrir le blog de travail de cette aventure cinématographique pleine de promesse, et interprétée par Ariana et l’immense François Négret…

http://blog.etcontinuerdetaimer.com/

Meurtre à Collioure

Hier, j’ai passé une journée sympathique sur le tournage du téléfilm « Meurtre à Collioure », réalisé par Bruno Garcia et produit par France 3.

L’occasion de revoir quelques amis sur le plateau et de faire des photos, aussi.

Avec dans les rôles principaux Stéphane Freiss, qui non content d’être un excellent comédien est aussi un homme d’une immense gentillesse, et  et Héléna Noguerra, naturelle et talentueuse, ce policier sera visible à la rentrée; l’occasion pour les techniciens et les seconds rôles, tous locaux, de constater le  résultat de leur travail.

Depuis 2013, France 3 diffuse une série policière dont le titre est toujours « Meurtre à… » suivi de la ville où est tournée l’intrigue. Ce 11ème épisode, tourné dans les Pyrénées-Orientales depuis le 26 mars et pendant trois semaines promet déjà une belle intrigue et des paysages à couper le souffle…
DSC_5677 Bruno Garcia DSC_5729Stéphane Freiss
35ème Festival du court-métrage de Cabestany

Cette année, j’ai eu la bonne surprise d’être invité dans le jury du 35ème Festival du Court-Métrage de Cabestany.

Un joli festival monté par des amoureux du cinéma, tous bénévoles, à qui il faut rendre hommage.

(cliquer sur la photo pour lire la suite)

Bravo à Alexandre Desplat pour son Oscar, remporté cette nuit à Hollywood pour « Grand Hotel Budapest », de Wes Anderson!

J’ai eu la joie de photographier Alexandre il y a quelques semaines et suis ravi pour cet homme plein de talent et d’humanité.

 

#Cesar2015

Aujourd’hui, l’Académie des arts et techniques du cinéma a dévoilé les nominés en lice pour la 40ème cérémonie des César.

4.225 professionnels du 7e art ont eu jusqu’à hier minuit pour choisir leurs coups de coeur de l’année dernière parmi une liste de 636 films, dont 211 éligibles aux César du meilleur film.

La se tiendra le 20 février prochain, au théâtre du Châtelet, à Paris. Cette année, c’est Dany Boon qui sera le président de la cérémonie et un hommage sera rendu au réalisateur Alain Resnais,tandis que Sean Penn recevra un César d’honneur.

Présentes dans cette liste, deux comédienne que j’ai eu le bonheur de photographier.

Izia Higelin, nominée dans la catégorie du Meilleur second rôle, que j’ai photographié lors de l’un de ses concerts. Une énergie incroyable sur scène, que je n’avais vu que chez Iggy Pop auparavant.

Et puis cette chère Emilie Dequenne, nominée dans la catégorie Meilleure actrice, avec laquelle je fis un film il y a quelques années en tant que photographe de plateau (+ un petit rôle aussi).

Une fille formidable, simple et drôle, avec qui je me suis bien marré.

La liste des nominés: 

MEILLEUR ESPOIR FÉMININ

 

LOU DE LAÂGE dans « RESPIRE »
LOUANE EMERA dans « LA FAMILLE BÉLIER »
JOSÉPHINE JAPY dans « RESPIRE »
ARIANE LABED dans « FIDELIO, L’ODYSSÉE D’ALICE » KARIDJA TOURÉ dans « BANDE DE FILLES »

 
MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE
ERIC ELMOSNINO dans « LA FAMILLE BÉLIER »
GUILLAUME GALLIENNE dans « YVES SAINT LAURENT »
LOUIS GARREL dans « SAINT LAURENT »
REDA KATEB dans « HIPPOCRATE »
JÉRÉMIE RENIER dans « SAINT LAURENT »

 
MEILLEUR ESPOIR MASCULIN
KÉVIN AZAÏS dans « LES COMBATTANTS »
AHMED DRAMÉ dans « LES HÉRITIERS »
KIRILL EMELYANOV dans « EASTERN BOYS »
PIERRE ROCHEFORT dans « UN BEAU DIMANCHE »
MARC ZINGA dans « QU’ALLAH BÉNISSE LA FRANCE »

 
MEILLEUR PREMIER FILM
« LES COMBATTANTS » réalisé par THOMAS CAILLEY
« ELLE L’ADORE » réalisé par JEANNE HERRY
« FIDELIO, L’ODYSSÉE D’ALICE » réalisé par LUCIE BORLETEAU
« PARTY GIRL » réalisé par MARIE AMACHOUKELI, CLAIRE BURGER, SAMUEL THEIS
« QU’ALLAH BÉNISSE LA FRANCE » réalisé par ABD AL MALIK

 
MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE
« CARICATURISTES – FANTASSINS DE LA DÉMOCRATIE » réalisé par STÉPHANIE VALLOATTO
« LES CHÈVRES DE MA MÈRE » réalisé par SOPHIE AUDIER
« LA COUR DE BABEL » réalisé par JULIE BERTUCCELLI
« NATIONAL GALLERY » réalisé par FREDERICK WISEMAN
« LE SEL DE LA TERRE » réalisé par WIM WENDERS, JULIANO RIBEIRO SALGADO

 
MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE
JEAN-BAPTISTE DE LAUBIER pour « BANDE DE FILLES »
BÉATRICE THIRIET pour « BIRD PEOPLE »
LIONEL FLAIRS, BENOÎT RAULT, PHILIPPE DESHAIES pour « LES COMBATTANTS »
AMINE BOUHAFA pour « TIMBUKTU »
IBRAHIM MAALOUF pour « YVES SAINT LAURENT »

 
MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE
MARIANNE DENICOURT dans « HIPPOCRATE »
CLAUDE GENSAC dans « LULU FEMME NUE »
IZÏA HIGELIN dans « SAMBA »
CHARLOTTE LE BON dans « YVES SAINT LAURENT »
KRISTEN STEWART dans « SILS MARIA »

 
MEILLEUR FILM DE COURT MÉTRAGE
« AÏSSA » réalisé par CLÉMENT TRÉHIN-LALANNE
« LA FEMME DE RIO » réalisé par EMMA LUCHINI, NICOLAS REY
« INUPILUK » réalisé par SÉBASTIEN BETBEDER
« LES JOURS D’AVANT » réalisé par KARIM MOUSSAOUI
« OÙ JE METS MA PUDEUR » réalisé par SÉBASTIEN BAILLY
« LA VIRÉE À PANAME » réalisé par CARINE MAY, HAKIM ZOUHANI

 
MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL
THOMAS CAILLEY, CLAUDE LE PAPE pour « LES COMBATTANTS »
VICTORIA BEDOS, STANISLAS CARRÉ DE MALBERG, ERIC LARTIGAU, THOMAS BIDEGAIN pour « LA FAMILLE BÉLIER »
THOMAS LILTI, BAYA KASMI, JULIEN LILTI, PIERRE CHOSSON pour « HIPPOCRATE »
OLIVIER ASSAYAS pour « SILS MARIA »
ABDERRAHMANE SISSAKO, KESSEN TALL pour « TIMBUKTU »

 
MEILLEURE PHOTO
CHRISTOPHE BEAUCARNE pour « LA BELLE ET LA BÊTE »
JOSÉE DESHAIES pour « SAINT LAURENT » YORICK LE SAUX pour « SILS MARIA »
SOFIAN EL FANI pour « TIMBUKTU »
THOMAS HARDMEIER pour « YVES SAINT LAURENT »

 
MEILLEURE ADAPTATION
MATHIEU AMALRIC, STÉPHANIE CLÉAU pour « LA CHAMBRE BLEUE »
CYRIL GELY, VOLKER SCHLÖNDORFF pour « DIPLOMATIE »
SÓLVEIG ANSPACH, JEAN-LUC GAGET pour « LULU FEMME NUE »
LUCAS BELVAUX pour « PAS SON GENRE »
CÉDRIC ANGER pour « LA PROCHAINE FOIS JE VISERAI LE COEUR »

 

MEILLEUR FILM ÉTRANGER

« 12 YEARS A SLAVE » réalisé par STEVE MCQUEEN
« BOYHOOD » réalisé par RICHARD LINKLATER
« DEUX JOURS, UNE NUIT » réalisé par JEAN-PIERRE DARDENNE, LUC DARDENNE
« IDA » réalisé par PAWEL PAWLIKOWSKI
« MOMMY » réalisé par XAVIER DOLAN
« THE GRAND BUDAPEST HOTEL » réalisé par WES ANDERSON
« WINTER SLEEP » réalisé par NURI BILGE CEYLAN

 
MEILLEUR RÉALISATEUR
CÉLINE SCIAMMA pour « BANDE DE FILLES »
THOMAS CAILLEY pour « LES COMBATTANTS »
ROBIN CAMPILLO pour « EASTERN BOYS »
THOMAS LILTI pour « HIPPOCRATE »
BERTRAND BONELLO pour « SAINT LAURENT » OLIVIER ASSAYAS pour « SILS MARIA »
ABDERRAHMANE SISSAKO pour « TIMBUKTU »

 
MEILLEURE ACTRICE
JULIETTE BINOCHE dans « SILS MARIA »
MARION COTILLARD dans « DEUX JOURS, UNE NUIT » CATHERINE DENEUVE dans « DANS LA COUR »
EMILIE DEQUENNE dans « PAS SON GENRE »
ADÈLE HAENEL dans « LES COMBATTANTS »
SANDRINE KIBERLAIN dans « ELLE L’ADORE »
KARIN VIARD dans « LA FAMILLE BÉLIER »

 
MEILLEUR ACTEUR
NIELS ARESTRUP dans « DIPLOMATIE »
GUILLAUME CANET dans « LA PROCHAINE FOIS JE VISERAI LE COEUR »
FRANÇOIS DAMIENS dans « LA FAMILLE BÉLIER »
ROMAIN DURIS dans « UNE NOUVELLE AMIE »
VINCENT LACOSTE dans « HIPPOCRATE »
PIERRE NINEY dans « YVES SAINT LAURENT » GASPARD ULLIEL dans « SAINT LAURENT »

 
MEILLEUR FILM
« LES COMBATTANTS » produit par PIERRE GUYARD, réalisé par THOMAS CAILLEY
« EASTERN BOYS » produit par HUGUES CHARBONNEAU, MARIE-ANGE LUCIANI, réalisé par ROBIN CAMPILLO
« LA FAMILLE BÉLIER » produit par ERIC JEHELMANN, PHILIPPE ROUSSELET, STÉPHANIE BERMANN, réalisé par ERIC LARTIGAU
« HIPPOCRATE » produit par AGNÈS VALLÉE, EMMANUEL BARRAUX, réalisé par THOMAS LILTI
« SAINT LAURENT » produit par ERIC ALTMAYER, NICOLAS ALTMAYER, CHRISTOPHE LAMBERT, réalisé par BERTRAND BONELLO
« SILS MARIA » produit par CHARLES GILLIBERT, réalisé par OLIVIER ASSAYAS
« TIMBUKTU » produit par SYLVIE PIALAT, ETIENNE COMAR, réalisé par ABDERRAHMANE SISSAKO

 
022 izia2_gregory_herpeIzia Higelin

012©gregory_herpe_DSC_0173emilie dequenneEmilie Dequenne

 

Marina Gefter, productrice et amie de Coppola

J’ai eu la chance de rencontrer Marina Gefter il y a quelques semaines, à l’occasion des Rencontres du Court-Métrage de Cabestany, dont le président, Florent Pallares, est mon ami.

Ce fut une joie de discuter avec une femme qui est à elle seule une page du cinéma mondial, tant elle a collaboré avec des réalisateurs de renom…et puisqu’elle a connue Sofia Coppola enfant, elle est repartie vers l’Italie avec le portrait que j’ai fait d’elle en 2013…La petite Sofia a bien grandit!!

Une trentaine de films italiens, français, américains, britanniques, en tant que productrice associée ou productrice exécutive, parmi lesquels Le Parrain 3 de Francis Ford Coppola, Femme Fatale de Brian de Palma, Trois sœurs de Margarethe von Trotta, Sud de Gabriel Salvatores, Amour, vengeance et trahison de Malcolm Mowbray, Marrakech Express de Gillies Mackinnon, The Lost Son de Chris Menges et Room to Rent de Khaled El Hagar…

Ainsi, elle a produit des actrices et des acteurs que nombre de producteurs aimeraient avoir sur leur cv: Al Pacino, Fanny Ardant, Diane Keaton, Andy Garcia, Annie Girardot, Stefania Sandrelli, Willem Dafoe, Jean-Claude Brialy, Christophe Malavoy, Helena Bonham Carter, Kristin Scott Thomas, Sam Neill, Helmut Berger, Kate Winslet, Nastassja Kinski, Daniel Auteuil, Michel Piccoli, Antonio Banderas, Isabelle Huppert, Michel Blanc, etc etc…la liste est sans fin…

Dans un français parfait, elle aime raconter les savoureuses anecdotes qui ont jalonnées sa carrière. Il est heureux de voir que des pointures de ce niveau acceptent encore de venir présider des festivals de jeunes réalisateurs et de leur offrir du temps, de précieux conseils, et son analyse rigoureuse de leurs films…

Née à Trieste, diplômée de sciences politiques de l’Université de Pavie, Marina Gefter travaille d’abord pendant huit ans comme journaliste à Milan pour Vogue, Panorama et le Corriere della Sera. En 1976, elle crée la société de production Splendid Films qui produit, en association avec la RAI, une vingtaine d’émissions sur des films et cinéastes américains (Woody Allen, Bob Fosse, Francis Coppola, Steven Spielberg, etc.)

Après un passage de trois ans par le marketing, la publicité (pour CDI, distributeur italien d’Orion Pictures) et le packaging (pour ICM), elle inaugure sa filmographie avec Good Morning Babylonia, des frères Taviani.

Marina dirige depuis 1995 les coproductions internationales d’Ima Films et sa succursale londonienne Frames Film, et préside depuis 1997 la société Shining Pictures Ltd.

C’est la mère de l’actrice Valentina Cervi.

 

 

Palmarès des 34ème rencontres du Court-Métrage de Cabestany

de gauche à droite: Grégory Herpe, Erick Cala (directeur des prog. France Bleue), Françoise Maitrot (Maîtresse de cérémonie), Yannick Pécherand-Molliex (réalisateur), Adrien Couret (scénariste), Christophe Switzer (réal.), Liam Engel (réal.), Marina Gefter (productrice), Florent Pallares (directeur du Festival et réal.), Laure Maloisel (actrice), et devant tout le monde, Philippe de Leyritz (journaliste France 3) – Photo du sympathique Gérard Machu

 

Ainsi s’est achevé l’excellent « festival »…Pardon…les excellentes « Rencontres » de Cabestany!

Rencontres, le mot est fort bien trouvé puisqu’en effet, l’on en fait de belles, d’enrichissantes.

Un palmarès plutôt crédible puisque les prix du jury sont en adéquation avec ceux du public, pour le plus grand bonheur de ces réalisateurs inventifs.

Personnellement, j’ai été enthousiasmé par l’excellent « Mecs Meufs », réalisé par un jeune réalisateur qu’on devrait voir bientôt aux commandes d’un long métrage tant il est pétri de talents: Liam Engle (et le bonhomme est sympathique, en plus!). Et puis j’ai eu le plaisir d’y voir ma « vieille » amie des cours Florent, la magnifique comédienne Florence Maury (qu’on devrait faire bien plus tourner que ça!).

Belle rencontre aussi avec Marina Gefter, la présidente du jury, productrice du Parrain 3, de Francis Ford Coppola, de Femme Fatale, de Brian de Palma, etc…

Femme intéressante, humaine, et passionnée.

Bravo encore à Florent Pallares, directeur de ces Rencontres, ainsi qu’à son équipe, sans oublier les maîtres de cérémonie,  Françoise Maitrot et le fort sympathique Erick Cala.

Le palmarès.

Grand prix – Fais croquer de Yassine Qnia (France)
Mention spéciale – La Valse interdite de Valentin Ricard (France)

Grand prix du public – Penny Dreadful de Shane Atkinson (Etats-Unis)

Catégorie professionnelle
1er prix – Mecs Meufs de Liam Engel (France)
2ème prix – Narvalo de Christophe Switzer (France)
Prix du public – Mecs Meufs de Liam Engel (France)

Catégorie Jeune création
1er prix – Le Doigt d’honneur de Malika Pellicioli (Suisse)
2ème prix – Tropismes d’Elisabeth Silveiro et Jeanne Sauvat (Cuba)
Prix du public – Le Doigt d’honneur de Malika Pellicioli (Suisse)

Catégorie Amateur
1er prix – L’ami de Luc de Daniel Caracci (France)
2ème prix – Un goût de parfum de Jean-Luc Laupèze (France)
Prix du public – L’ami de Luc de Daniel Caracci (France)

Gregory Herpe dans le magazine INSPIRATION

Un article dans l’excellent magazine INSPIRATION (page 63) signé du rédacteur en chef Gérard Granja.

 

Cabestany accueille les stars du porno françaises!

Bien…Maintenant que j’ai retenu votre attention d’une fort vile façon, je l’avoue (et oui! Pas de stars du porno en vue à Cabestany, encore cette année!), parlons des 34ième Rencontres du Court-Métrages de Cabestany!

Et arrêtez donc de ronchonner….vous allez voir, c’est très bien aussi :)

C’est en 1980 qu’André Abet et la ville de Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales, créèrent les 1ères Rencontres du court-métrage. Rencontres plutôt que « festival », car tout fut mis en oeuvre pour faciliter les échanges entre le public et les réalisateurs.

Cette année, 136 réalisateurs venant de France, d’Allemagne, Australie, Canada, Chine, Egypte, Etats-Unis, Grèce, Italie, Emirats Arabes Unis, Pologne, Suisse, et Russie, seront dans cette compétition orchestrée par le président Florent Pallares, lui-même réalisateur et protégé du grand directeur de la photographie polonais Slawomir Idziak (Harry Potter 5, La chute du Faucon noir, Trois couleurs: Bleu, etc…).

45 œuvres ont été retenues, dont le projet catalan Bizon, film de zombie post-apocalyptique plein d’humour dont les héros, seuls survivants, veulent rejoindre la Corse, seule terre encore préservée du terrible virus qui a détruit l’humanité. Projet étonnant puisqu’il ne compte pas moins de 5 court-métrages à lui tout seul, réalisés par Richard Corzo, Cyril Delon, Ludovic Goujon et Jean-Luc Moly.

Ces rencontres seront aussi l’occasion de découvrir le travail de la sculptrice Gaëlle Berdagué, du peintre Patrick Fischer, ainsi que série de photos de Grégory Herpe (c’est moi :) ), de Javier Bardem à Sofia Coppola, en passant par Jack Nicholson, Peter O’Toole, mais aussi les Daft Punk, Lady Gaga, Katy Perry, et tant d’autres…

Enfin, cette année, le jury sera présidé par la productrice Marina Gefter (Le Parrain 3, entre autre), dont les prix seront remis le 13 avril.

Une très belle édition, une nouvelle fois, pour un festival qui mérite le détour.

 

-du jeudi 10 au dimanche 13 avril 2014.

-vous pouvez télécharger le programme des 34èmes Rencontres .

Quand David Lynch signe la mise en scène d’un défilé, on est en droit d’attendre un show flirtant avec l’étrangeté. A l’arrivée, on est donc à peine surpris de découvrir au bout d’un sinueux podium la sculpture d’une tête de bébé hurlant. Après tout, le réalisateur de Twin Peaks nous a habitué à pire. Heureusement, la collection Kenzo automne-hiver 2014-2015 d’Humberto Leon et Carol Lim n’a rien de mortifère. Bien que nimbée de mystère, elle s’appuie sur des couleurs toniques et des superpositions d’imprimés pour distiller une énergie toute new-yorkaise à la vaste salle de la Cité de la Mode et du Design (où j’ai moi-même exposé l’an dernier, d’ailleurs).

David Lynch continue de toucher à tout, avec une élégance morbide, une créativité de psychopathe shooté à l’acide-grenadine (c’est quand même lui qui collectionne les mouches épinglées sur son frigo!!).

Lui qui a l’an dernier réalisé le clip video du groupe Nine Inch Nails (came back haunted), dessiné l’étiquette d’une édition limitée de bouteilles de Dom Pérignon, et exposé ses photos à Paris Photo, n’envisage pas pour le moment de revenir au cinéma….

Mais avec lui, bien malin qui saurait prédire de ses prochains méfaits artistiques…

En tout cas, lorsqu’il passe à Paris, il convient de ne pas le louper, héhéhé….

L’Américain Jim Jarmusch (Stranger Than Paradise, Down by Law, Dead Man, etc.) est aux manettes d’un film dont il est également le scénariste. Il dirige le couple Tom Hiddleston-Tilda Swinton, dans un film de vampires à l’ambiance suave et décalée.
C’est l’histoire d’Adam et Eve, vivant une passion par delà les siècles. Pas étonnant mon bon monsieur… ce sont des vampires. Lui, musicien underground, se montre déprimé par la tournure prise par les activités humaines. Elle, femme endurante et énigmatique, tente de le stimuler pour réagir dans ce monde dévasté.

Ce fut le repêché de la dernière heure du Festival de Cannes l’année dernière. Comment bouder un film de Jim Jarmusch, le cinéaste qui fut révélé sur la Croisette.
Jarmusch explore un monde inédit pour lui en racontant une histoire de suceurs de sang. Il le fait avec humour et dérision, en triturant les codes du genre. Décors élégants, cadres raffinés, ambiances maniérées : il s’amuse d’une mise en scène savamment élaborée. De quoi inspirer son couple vedette, Tom Hiddleston et Tilda Swinton (toujours aussi impeccable), à la fois nostalgiques, langoureux et révoltés face à la tournure que prend la civilisation des temps modernes, dans laquelle ils ne se reconnaissent pas. Des vampires garants des valeurs humaines…

Le rappeur et acteur JoeyStarr a été débarqué d’un vol Nice-Paris samedi en début d’après-midi pour « comportement inacceptable sous l’emprise de l’alcool », a-t-on appris de source proche de l’enquête.
En tournage à Cannes pour « 36 heure à tuer », le prochain film de Tristan Aurouet (qui a notamment réalisé « Narco », et « Mineurs 27″), JoeyStarr a été placé en cellule de dégrisement par les services de la police aux frontières.

 Le commandant de bord a demandé qu’il soit débarqué du vol avant le décollage, pour « comportement inacceptable ».

La garde à vue du chanteur de NTM débutera « une fois qu’il aura dégrisé ».

Dire qu’Heike Drechsler a marquée de son empreinte l’athlétisme est un doux euphémisme.

Née le  à Gera, Heike fut une athlète allemande spécialiste des épreuves de sprint, de saut en longueur et d’heptathlon, débutant à l’époque où les sportives de l’est arboraient d’impressionnantes touffes de poils sous les aisselles et des brushings de hard-rockers échappés d’un asile. Elle fut double championne olympique (Barcelone et Sydney) et double championne du monde de saut en longueur et a été à cinq reprises championne d’Europe. Elle a également été détentrice des records du monde du saut en longueur et du 200 mètres dans les années 80 et 90.

Si vous ne l’avez pas encore vu, ne manquez pas l’excellent Cœurs d’athlètes, documentaire français réalisé par Régis Wargnier et Patrick Montel.

L’on y suit trois champions d’exception encore en activité au moment du tournage: l’Éthiopien Haile Gebreselassie, l’Allemande Heike Drechsler et le Marocain Hicham El Guerrouj. Ils commentent leurs performances, leur passion de leur discipline et de leur pays.

On croyait qu’elle avait raccroché les talons. Les médisants la décrivaient vieillie, ruinée, usée. Certains se désespéraient de ne plus la croiser à Saint-Gély-du-Fesc, où, longtemps, elle circulait dans une grosse berline verte, frappée d’un 36-15 Lætitia rose.

C’était le début des années 90, l’époque du minitel et l’âge d’or des caméscopes VHS. Ses vidéos amateurs avaient bâti la renommée planétaire de cette « pionnière du genre », comme elle dit, bien avant que son concept – aller filmer des couples chez eux – ne devienne la norme du porno sur internet. Que les nostalgiques se rassurent : Lætitia n’a pas fui Montpellier. Elle a juste déménagé.

Elle s’est tournée vers le web

Cette Normande, qui passa son enfance près d’Honfleur « à rêver, dès l’âge de 6 ans, de devenir une star », au milieu d’une fratrie de neuf enfants, est retournée vivre dans le Calvados, entre Livarot et Lisieux, à la faveur rose bonbon « d’une nouvelle histoire d’amour ». Fini la grande époque : le Paradisio, boîte “ non-conformiste” de Fabrègues dont elle a vendu ses parts, le Rex vidéo (« mon grand regret »), les arrivées en hélicoptère, à Cannes, pour les Hot d’or, les soirées avec, entre autres incommensurables vedettes, Rocco Siffredi, et « les balades en mini-jupe, sans culotte ». « Revenue de plein de choses », l’actrice-réalisatrice a mûri.

Désormais, Lætitia mise sur le web tout en étant à « la recherche du bien-être ». Disposant d’un bon « capital génétique », paraissant « facilement cinq à six ans de moins », cette mère de famille de 47 printemps est passée de l’échelle industrielle à la fabrication artisanale. Et réfute, en bloc, les ragots : « Je vais très bien et je ne fais pas les poubelles », en écho aux calomnies qui avaient fait suite à sa séparation d’avec “Papy Salaud”.

Voilà qui devrait ravir les plus complexés : l’ex-Languedocienne « n’est plus à la recherche de la quantité mais de la qualité ». Sur son site, elle propose webcam live et interactive, photos et castings, contre un abonnement et ne rémunère plus les amateurs, elle qui, telle « Madonna, drague les petits jeunes » et ne fait plus que des duos « avec des gens vraiment motivés ». Cocorico : elle ne s’est pas entièrement délocalisée ; sa page web est gérée depuis Montpellier.

Les cancans du village

Que reste-t-il de ses années passées dans le Languedoc ? On devrait le savoir dans ses mémoires, qu’elle « écrit seule, sans l’aide de personne ». On la sentirait presque pudique. Comme lorsqu’elle parle de son fils (« le seul sujet qui puisse vraiment m’atteindre »), qui apprit à l’âge de 9 ans, dans la cour d’école, de camarades forcément cruels, la profession de sa maman. Cette année, en classe de troisième, il n’a pas hésité à remplir la fiche de renseignements ainsi : « Profession de la mère : réalisatrice de films X ». Et assume aussi bien qu’elle. « Je suis forte et bien dans mes baskets », jure l’amatrice d’escarpins.

Cancans de village, lorsque la voilà soupçonnée par la femme d’un artisan, venu effectuer une réparation dans sa villa, d’avoir couché avec son mari ou, encore, quand on accuse sa nounou d’avoir tourné dans un film : « Des détracteurs qui n’ont pas la chance de faire l’amour tous les jours ! »

Lætitia a su se blinder. Sa famille est sa cuirasse ; sa mère a toujours tout su de sa carrière : « La première personne qui compte dans la vie, avant un mari ou un amant, c’est sa maman. » Consciente qu’elle est « une marque de fabrique », elle ne sait pas quand elle quittera le métier, toujours mue par un même enthousiasme et prête « à bouffer la vie à pleines dents ». L’une des rares choses qu’elle peut faire en public. Sans crainte d’être jugée.